L'incidence des boiteries

La boiterie est en passe de devenir la première cause de réforme des vaches laitières ! C'est d'autant plus alarmant que l'on peut y remédier voire éviter que de telles situations n'apparaissent.

Une vache qui boite est une vache qui souffre, qui se nourrit moins et par conséquent ne produit pas au maximum de son potentiel.

Les pertes économiques que cela représente peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros si plusieurs animaux du troupeau sont touchés.

Au-delà de l'aspect économique, lorsqu'il s'agit de bien-être et de confort de l'animal, une boiterie est toujours une urgence ! L'animal boiteux pourra présenter une perte de poids, un comportement différent (avoir mal aux pieds n'aide pas à être de bonne humeur !), modifiera sa façon d'interagir avec ses congénères et son environnement etc...

 

Imaginez-vous avoir un caillou dans votre chaussure. Attendez-vous que le caillou vous blesse ou retirez-vous votre chaussure pour l'enlever rapidement ?

Faisons un parallèle avec la vache. Son malheur est qu'elle ne peut pas enlever ses onglons pour retirer ce qui la gêne. Si la situation traîne trop, la gêne devient une douleur, et donc devient une boiterie.

 

Le parage préventif et fonctionnel est là pour éviter que de grosses lésions n'apparaissent, pour des vaches durablement bien dans leur pieds !

Un peu d'anatomie...

Parlons d'abord de l'anatomie externe du pied. Au sol, les parties visibles du pied sont surtout la muraille externe, le talon et la pince (image 1).

Lorsqu'on soulève le pied, c'est là qu'on le voit de façon plus précise. On distingue ainsi la peau interdigitée, la sole, la pince, le talon, la ligne blanche, la muraille externe et la muraille interne, proche de la pince (image 2). Toutes ces zones sont composées de corne, sauf la peau iterdigitée.

Mais qu'y a-t'il sous cette corne ?

L'onglon est en relation très étroite avec de nombreuses structures. Si on devait faire un voyage de l'extérieur vers l'intérieur en regardant la sole, on trouverait :

1) La corne de l'onglon

2) Le pododerme, tissu vivant produisant la corne

3) Le coussinet plantaire, tissu graisseux permettant l'amortissement des chocs

4) La dernière phalange, avec les divers tendons s'attachant dessus.

Si l'on regarde la muraille externe, on y retrouve le pododerme puis plus profondément des fibres de collagène s'attachant directement sur P3 (la dernière phalange), constituant ainsi un véritable appareil de suspension, empêchant la bascule de cette dernière.

Sur l'image ci-dessous, une coupe d'un pied montrant toutes les structures présentes.

 

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